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dim. 31 janvier 2021

Une vie en véhicules motorisés

Posted by Sébastien Dupire in 3615 MyLife   

Ca y est ! En ce mois de Janvier 2021, j'ai fait la chose la plus impensable qu'il soit : je me suis débarassé de ma MX-5, ma voiture de kéké ! Ce fût une étape importante dans ma vie de conducteur car avec cette vente s'opère un changement de mentalité de mon côté. Le rapport que j'entretiens à la voiture et à la moto n'est plus le même qu'avant. Là où c'était un réel plaisir, c'est devenu maintenant un simple coût et une contrainte.

Je me suis dit qu'un petit récapitulatif des voitures qui ont traversées ma vie d'adulte me permettrait de faire un point.

Le commencement

En 1999, mes parents ont investi dans une voiture à 10 000 Francs. C'était une Ford Fiesta de 1983 MKII. A ce moment précis, elle me permettait surtout de me balader avec ma petite amie de l'époque, d'aller travailler à mon job d'été au Luxembourg et après cet été là, de descendre sur Orléans pour mes études en école d'ingénieur (ESPEO qui devint Polytech Orléans en 2003).

La Fiesta dans son jus

Elle était rigolote à conduire et très légère mais elle était bourrée de défauts : 4 vitesses, une consommation essence très élevée (autour de 11L/100km), facile à voler et pas d'autoradio. D'ailleurs, dès mon premier jour à Orléans, elle fût fracturée par des voleurs. Résultat ? L'autoradio était toujours là mais les portières pliées vers l'extérieur et une colonne de direction pétée. Mon père avait décidé de la remonter en Moselle, ce qui n'était pas plus mal car en réalité, je n'en avais pas besoin. La ville disposait de bus, l'école était à 15 minutes à pied et fin de mon cursus, il y a même eu le tramway.

D'ailleurs, au sujet de l'autoradio, il avait été ajouté sous le simulacre de boite à gants qui se trouvait au niveau du passager. Quand vous invitiez une fille en balade (ou un garçon), il y avait toujours ce moment gênant où vous étiez obligés de glisser votre main entre ses genoux pour pouvoir changer la fréquence de la radio ... et ce n'était pas prévu à la base ... je le jure !

La Fiesta et son autoradio spécial harcelement

Au final, quand j'ai démarré mon stage de 2002, la voiture était nécessaire et je l'ai donc récupéré sans soucis pour en profiter pendant un an. Ensuite, le verdict tombe lors d'une changement de pneus : longerons pourris donc la voiture est irréparable. Elle est partie à la casse après seulement 17 500 kms d'utilisation.

Statistiques :

  • 10 000 francs à l'achat / 0 € de vente car casse.
  • 17 500 kms
  • 11 L / 100 km

Bilan entretien dessus :

  • vidanges classiques annuelles
  • tête de Delco changée
  • longerons troués (non réparables)

Références :

Ma première moto pour aller travailler

Suite à deal avec une amie qui partait au Brésil en 2003, j'ai récupéré sa GPZ 500 S de 1989 (frein à disque devant, tambour à l'arrière). Le deal était de la prendre pour 1 € avant son départ et de lui revendre pour 1 € à son retour, un an plus tard. Bon, quand j'ai vu l'état de la moto en la récupérant, je me suis aperçu qu'il y avait une différence de perception entre dire qu'elle est en "bon état" et voir son état réel. Elle n'était clairement pas en bon état. Il y avait de la merde dans le réservoir, la moto mettait un mal fou à démarrer, il y avait un puzzle de câble honteux qui avait été fait dans la tête de fourche ... bref ... 1 € ... Elle n'en valait pas plus et la ramener en Moselle depuis Lyon a été un parcours du combattant à cause des carburateurs encrasés qui ont fait que passé Fourvière, la moto ne voulait pas monter au dessus de 80 km/h.

GPZ 500 S

Après, j'ai eu beaucoup de plaisir et beaucoup d'emmerdes avec cette machine mais elle aura eu le mérite de me plonger dans la mécanique moto car j'ai passé plus de temps à la rafistoler qu'à la rouler. J'ai beaucoup appris grâce à elle. C'était mon daily aussi, notamment pour aller bosser au Luxembourg. Je me suis fait de superbes balades et je me suis fait de belles frayeurs aussi, surtout en hiver mais globalement, c'était vraiment une machine fiable et robuste. Pour ceux qui ne connaissent pas cette moto, c'est un tracteur à bas régime (merci le bi-cylindre). Elle a un creux dans les 6000 tours/min mais passé ce cap, la moto te claque dans les 11 000 tours/min et tu prends un violent coup de pied au cul malgré le fait que c'était qu'une 500 cm3. Bref, une petite moto largement suffisante pour finir au tas et s'amuser.

C'est en la rafistolant d'ailleurs que j'ai découvert que le travail de carrossier ne s'improvise pas. Passer des jours à poncer, pour mettre les différentes couches pour au final se vautrer sur la dernière couche de vernis et devoir tout refaire. Oueh non, ne ralez plus quand vous faites réparer votre voiture pour un petit défaut de carrosserie : cela demande un vrai savoir-faire et perso, je ne l'avais pas.

GPZ 500 S arrière

GPZ 500 S arrière

Elle m'aura coûté environ 800 € sur une année d'exploitation mais par contre, je l'ai rendu avec 24 800 kms de plus. Autant dire que sur une année, je l'ai très bien exploitée et bichonnée. Sa propriétaire a fait une affaire en la récupérant : elle était entièrement révisée. Je m'étais dit que la prochaine, pourrait être une autre GPZ.

Statistiques :

  • 1 € à l'achat / 1 € à la vente
  • 24 800 kms
  • 11 L / 100 km

Bilan entretien dessus :

  • changement du collecteur d'échappement
  • changement du câble de compteur
  • changement du câble d'embrayage
  • changement de la roue libre du démarreur
  • changement des charbons du démarreur
  • changement du roulement de roue arrière
  • vidanges classiques annuelles
  • nettoyage et synchronisation carburateurs
  • réglage du jeu aux soupapes
  • réfection de la carrosserie + peinture

Références :

Ma première voiture boulot

205 style

Cette voiture, une Peugeot 205 de 1986, m'a été proposée par mon grand-père paternel. Il avait vu que j'allais au boulot en moto, il avait besoin d'une voiture moins puissante donc il me l'a proposé ... gratuitement. Je n'ai jamais vraiment su pourquoi j'y avais le droit, mais grâce à lui, j'ai pu arpenter les villes de Moselle et de Luxembourg pour bosser. Car oui, je venais de démarrer un travail comme enseignant à domicile donc, beaucoup de déplacement (comme à Grenoble pendant l'été 2004 pour une recherche d'emploi)

205 à grenoble

Son style était vraiment génial, un intérieur relativement confortable et j'avais même ... des bavettes dessus. Le truc qu'on ne trouve plus sur aucune voiture aujourd'hui !

205 avec son joli cul

Elle faisait des bruits bizarres et quand je demandais à mon grand-père, il me disait :

"Tu as un autoradio dedans ? Ben monte le son, tu l'entendras plus le bruit".

J'avais récupéré la voiture avec 210 000 kms, et elle aura fini sa vie avec un deuxième moteur à 300 000 kms. Sa fin est aussi tragique que stupide. Le moteur diesel, un XUD7 consommait beaucoup trop d'eau, et le moteur était trop ancien pour changer le joint de culasse. Aucun garagiste ne voulait me le faire craignant qu'autre chose lâche dessus après. Du coup, grâce à mon beau-père de l'époque, j'ai pu acheter une autre 205 pour 500 € dont tout était mort, sauf le moteur. Et là mes amis, j'ai encore beaucoup appris en mécanique.

205 et sa donneuse

Changer un moteur, c'est vraiment stimulant, surtout quand tu changes l'ensemble moteur + boite de vitesse, et que la boite de vitesse n'était pas la même et que tu dois trouver des solutions pour t'adapter car NON, tu ne vas pas tout enlever, juste pour une histoire de marche arrière. Je n'étais pas seul et les personnes ne seront jamais autant remercié pour l'aide apportée.

205 et moteur

205 et moteur

205 et moteur

Sa fin est bête car en fait, j'avais mal purgé le liquide de refroidissement du moteur quand j'avais tout remonté, et le capteur de température du ventilateur ne fonctionnait plus. Donc en plein été, coincé dans un bouchon au Luxembourg, j'ai soudain eu très très chaud dans la voiture et après avoir réussi à faire une pointe à 130 km/h sur l'A31, le moteur s'est éteint d'un coup. Le moteur était foutu. Là, je n'avais plus le temps ni l'énergie de la bricoler.

Bref, sa mort sur l'autoroute sera le signe d'un changement radicale. J'avais eu ma première fille un an plus tôt, et donc là, en 2007, il fallait passer à une voiture plus confortable pour le siège bébé notamment. Mais je regrette de ne pas l'avoir fait rouler plus longtemps car c'était un super karting.

Statistiques :

  • 0 € à l'achat / 0 € à la vente (casse)
  • 90 000 kms
  • 5 L / 100 km

Bilan entretien dessus :

  • vidanges classiques annuelles
  • rachat d'un autoradio suite à vol
  • changement d'une rotule de direction
  • changement d'un joint de cardan
  • changement du moteur (swap avec autre 205)
  • changement de la courroie de distribution
  • installation Hifi

Références :

Premier bilan et suite ...

C'est la fin de la première phase (2002 à 2007). J'estime avoir eu la chance de pouvoir bénéficier de véhicules comme ça à moindre coût dans une période de ma vie où l'argent n'était pas disponible et où j'en avais quand même besoin, ne serait-ce que pour postuler à des entretiens à une époque où les téléconférences n'étaient pas légion (2007, mon ADSL plafonnait à 4 Mbits/sec). Mine de rien, en dehors des grandes villes, la voiture reste essentielle pour avoir une activité professionnelle et surtout sociale. J'ai quand même fait pas loin de 132 000 kms en 5 ans dans le début de ma vie d'adulte, ce qui représente quand même environ 70 kms par jour. C'est énorme quand on y réfléchit et malheureusement, aujourd'hui, je n'ai pas réussi à réduire ce taux journalier.

La suite dans un prochain post ...